Parapluies
Initialement paru le vendredi 15 septembre 2006
Après être partie du média center d’où j’utilise la connexion net je me suis donc rendue en ville en prenant le train. Le centre de Toyohahi est à 10 minutes. Il n’y a pas de composteur c’est un (vieux) monsieur qui récupère les billets quand on descend du train, moins de fraude, plus d’emplois, bien que les japonais ne soient pas du genre à frauder, le billet coûte à peine 1 euro.
Puis j’ai pris le tram afin de me rendre a un bâtiment administratif rattaché a l’hôtel de ville afin de faire mon “alien card”, la carte de résident étranger et de souscrire à l’assurance obligatoire afin d’être inscrite à la sécurité sociale japonaise. Une fois ces papiers remplis il était malheureusement trop tard pour se rendre à la banque et nous sommes donc allés au magasin de portables.
Chacun a alors choisi son modèle préféré. Au Japon la plupart des portables (sauf nouveaux modèles) ne coûtent rien, on ne paye que la batterie (moins de 10 euros) et l’abonnement. Evidemment le modèle que j’ai choisi était en rupture de stock et je dois donc attendre quelques jours avant de venir le chercher. Mais en échange j’ai eu une boite à bento, une boite pour mettre son déjeuner avec un compartiment pour mettre ses baguettes. En attendant que le reste du groupe remplisse les papiers Fabien et moi sommes allés dans un petit magasin acheter des nikuman, sortes de beignets fourrés à la viande. Délicieux. Au magasin de portable il y avait a l’entrée deux porte-parapluies avec des panneaux qui indiquaient “prenez-en un si il pleut, vous le déposerez la prochaine fois que vous passerez”, inimaginable en France.
Il faut préciser que le japon est le pays du parapluie, il y en a paaaaaartout. Alexandre s’est d’ailleurs pris une réflexion de Kamiya-san sur le fait qu’il n’ai pas de parapluie. C’est mal vu d’affronter la pluie. A l’entrée de la bibliothèque ou encore de la salle informatique il y a des sortes de cadenas à parapluie, on pose son parapluie et on tourne une clé qui le bloque.
Après cela nous sommes tous allés dans la galerie marchande et avons dîné dans un restaurant italien…. bah oui on ne peut pas manger japonais tout le temps. Bien fatigués nous sommes ensuite rentré et avons tenté de comprendre les menus des téléphones portable. Je me suis avérée relativement douée pour trouver les choses qui ne servent à rien. Genre le trafiqueur de photo pour mettre des chapeaux ou des moustaches de chat sur les photos que l’on prends, mais pour les trucs utiles genre changer de sonnerie, fond d’écran ou encore envoyer un e-mail, fabien a été plus efficace. Tout le monde s’est donc amusé à découvrir son portable et je me suis rabattue sur ma DS faute de nouveau joujou. Puis nous nous sommes couchés.
Ce matin nous nous sommes rendus à la banque afin d’ouvrir un compte. C’est rapide, facile et le montant minimum est ridicule (moins de 10 centimes). Lors de l’ouverture d’un compte ils nous remettent un carnet que l’on introduit dans le distributeur de billet à chaque opération et où s’impriment les opérations effectuées, plus besoin de tenir de comptes! C’est un système très efficace.
Ensuite nous nous sommes rendus au magasin de portables afin de remettre le numéro du compte pour le prélèvement automatique du forfait. Puis Alexandre, Fabien et moi avons du nous dépêcher de rentrer car nous avions rendez-vous avec le professeur de français, monsieur Takahashi. Il avait besoin d’un assistant et Alexandre va dons remplir cet office durant le premier semestre puis je le ferai le deuxième, cela fera un peu d’argent de poche et surtout nous permettra de rencontrer de nouveaux étudiants. Il nous fit visiter son bureau et nous proposa de nous guider demain à Nagoya. Il semblerait que le nombre d’étudiants japonais s’intéressant au français soit en chute libre et que la section français de l’université ferme si cela se prolonge. Monsieur Takahashi veut tenter de donner des cours de cuisine française afin d’attirer de nouveaux étudiants et nous demande de faire de la pub pour le voyage à Orléans qui ne pourra se faire s’il n’y a pas suffisamment de participants.
Nous sommes ensuite allés nous faire à manger à la résidence puis sommes retournés a l’université afin de nous connecter a internet.
Je vais maintenant rejoindre les autres afin de mettre au point notre possible expédition à Nagoya de demain et la fête de ce soir.