Initialement paru le mardi 19 septembre 2006
[HS] A la demande express de Fabien j’insère ici un événement qui a eu lieu à notre arrivée à l’aéroport mais que j’ai omis de mentionner : A notre arrivée au Japon nous nous sommes roulé par terre. Véridique. [/HS]
Le lendemain (Dimanche pour vous situer) nous nous rendons donc à l’université à 8h où nous sommes dispatchés dans deux Bus. En effet nous avons été rejoints par une pléiade de chinois, de brésiliens, de vietnamiens, d’allemands, de Laotiens et de Sri Lankais. Séparés de Mat, John, Hitomi et Nana nous nous retrouvons entourés de chinois et d’étudiants japonais qui participent à l’organisation du voyage. Nous essayons donc d’établir le contact tant bien que mal et nous commençons à nous faire des connaissances.
Le bus (climatisé évidemment comme tout ce qui se trouve au Japon et qui est climatisable) nous emmène loin du typhon qui est annoncé dans la région. En effet nous nous rendons au nord dans un lieu protégé. Lorsqu’un typhon est annoncé les cours sont automatiquement annulés, c’est une règle tacite et l’université n’émets pas d’informations particulières, les gens ne viennent pas, c’est tout.
Chaque bus se voit équipé d’une guide, une charmante jeune fille en uniforme, munie d’un bob, qui ne s’arrêtera pas de parler quoi que vous fassiez, et qui plus est a une lenteur que j’aurais cru impossible, probablement parce qu’étant étrangers elle pense que nous comprendrons mieux. Ce n’est pas le cas.
On nous distribue des paquets remplis de nourriture plus ou moins appétissante, chips, chips au poulpe, poulpe frit, crêpe de poulpe et cacahuètes enrobés de chocolat (il est important de préciser que le poulpe est loin d’être mon aliment favori) ainsi qu’un livret avec la liste des participants et leur numéro de bus, de table pour le dîner, de chambre d’hôtel, d’activité pour l’après-midi ainsi que diverses cartes des lieux où nous nous rendons. Nous tentons de dormir tandis que la guide débite et débite et débite…
Après une heure de trajet nous nous arrêtons pour faire une pause et nous sommes rejoins par un 3ème bus en provenance du campus de Nagoya, Les toilettes sont disponibles en style japonais (semblables aux toilettes turques) ou en style occidental (c’est a dire une cuvette comme nous avons l’habitude d’en voir mais munie d’une foultitude de boutons, jets d’eau chaude ou froide pour laver les fesses entre autres, ainsi que d’un haut parleur qui diffuse un bruit de chute d’eau pour que l’on ne vous entende pas). A l’entrée est disposé un panneau avec le plan des toilettes et des lumières qui indiquent leur disponibilité. Nous nous abreuvons de Qoo puis nous voila repartis pour 3h de trajet. Et la guide débite et débite et débite…
Nous nous arrêtons dans un lieu, pour l’instant inconnu de nous mais pas de tout les autres qui ont bu les paroles de notre bien-aimée guide ou qui savent déchiffrer les kanjis du livret, et nous sommes rapidement menés a l’étage d’un magasin qui semble être un atelier de nourriture artisanale, si je puis dire. Là une immense salle a été préparée a notre intention. Nous avons aperçu les autres clients assis à des tables mais c’est sur des tatamis et de façon traditionnelle que nous est servi notre repas.

Il est composé de nouilles soba sur lesquelles nous devons verser une indéfinissable sauce gluante, mais bonne, de tofu accompagné de sauce miso, de beignets de quelque chose d’indéfinissable mais pas le même indéfinissable que la sauce gluante rencontrée précédemment, de l’habituelle soupe miso, et d’autres choses indéfinissables…
Une fois le repas fini nous sommes menés en vitesse en haut de la colline ou nous découvrons enfin le nom de notre destination : Eiheiji, un temple d’une beauté effarante. Nous suivons alors la guide de notre bus qui agite un drapeau afin que l’on ne se perde pas et après nous avoir répété une trentaine de fois qu’il fallait être de retour 1h plus tard au bus nous sommes livrés a nous même dans l’enceinte du temple. Nous plaçons nos chaussures dans des sacs en plastiques et déambulons dans les couloirs rutilants de propreté. A chaque détour nous tombons sur un jardin, une lanterne, un autel qui attire notre regard. Tout ici est apaisant et beau.

Passer l’après-midi ici à regarder le vent souffler dans les arbres plutôt que de remonter dans le bus ne me dérangerait pas outre mesure. Nous atteignons une salle où de jeunes moines prient, photographier ou filmer les moines est malheureusement interdit, leur psalmodie nous accompagne pendant quelques couloirs.
Nous ressortons finalement du temple, et dans la rue en pente qui nous ramène au bus les vendeurs reprennent en chœur leurs “irrashaimase” de bienvenue, le charme est rompu. C’est impressionnant de voir le nombre de “irrashaimase” que peut produire un vendeur, si vous entrez dans un périmètre de 20m de leur magasin ils se sentiront obligés de le crier à tue tête, ce qui dans un endroit très fréquenté revient à le dire sans discontinuer. De plus le réflexe occidental est de répondre quelque chose, mais non il faut les ignorer, c’est comme ca. On finit par se faire à cette indifférence à leur égard et ne leur adressons qu’un bref signe de tête si nos regards viennent à se croiser.
Le bus nous amène alors à Yu no Kuni no Mon, une sorte de village où sont regroupés des ateliers traditionnels, celui qui nous a été attribué est le “sandblasting” et nous suivons donc à nouveau notre petit drapeau. Le Sandblasting consiste en fait à dessiner une forme quelconque (par exemple l’égérie du Qoo pour Fabien) sur un papier autocollant puis de le coller sur un verre, ou, dans notre cas, un presse papier en verre. Puis nous plaçons ce presse papier dans une machine qui va projeter du sable dessus, ce qui polira le verre tout autour de notre dessin. Nous obtenons donc un presse papier orné de la tête de Qoo. Oui ca ne sert a rien, et nous avons par la suite découvert que les ateliers attribués aux autres étaient bien plus intéressants (laquage à la feuille d’or, décoration de boite à musique…). Mais le notre étant rapide nous avons profité de notre avance pour nous balader dans le village et avons découvert un gros Totoro.

Intermède: Sachez que tout au long de ce voyage nous avons jeté des choses a la poubelle. Mais pas n’importe comment. Le tri est primordial au Japon et est naturel pour tout les japonais. II vous faut pas moins de 5 poubelles différentes au Japon. Une pour les bouteilles en verre et les boites de conserves, une pour les bouteilles PET (en plastique, mais attention sans les bouchons), une pour les sachets vinyles types sachet de chips et les emballages alimentaires, une pour les déchets de cuisine ou corporels et une pour le papier et le carton. Vous trouvez donc des poubelles a bouteilles près de chaque distributeur et pour le reste il vous faut attendre de trouver la poubelle adéquate.
Pour finir cette journée le bus nous emmène à l’hôtel. Mais pas n’importe quel hôtel, un immense hôtel muni d’une chapelle pour les mariages, de plusieurs salles de banquets et surtout d’un onsen. Je rejoins la chambre qui m’a été attribuée et rencontre alors Kika et Ayumi, respectivement chinoise et japonaise, qui partagerons ma chambre. Après avoir déposé nos affaires nous rejoignons les autres dans la grande salle où un diner nous attends. Je prends alors place à la table 17 après m’en être assurée sur le plan qui m’a été remis, avant de me rendre compte que le numéro 17 était celui de ma chambre et que pour le repas j’étais placée a la table 8, évidemment Fabien m’avait piqué ma place entretemps car lui même n’avait pu trouver la sienne et je me suis donc retrouvée debout durant le discours d’un vieux monsieur qui était a priori le directeur de l’université. Finalement je fus placé à une autre table et je pus commencer à manger après un toast au jus de pomme. II faut avouer que depuis notre arrivée notre jugement sur la nourriture japonaise s’est nettement modifié, ne connaissant que les sushi, sashimi, maki, brochettes et autres ramen et udon nous répondions avant sans hésiter que nous adorions la nourriture japonaise, le fait est qu’en dehors de ces plats les mets japonais sont plus qu’étranges. Je mangeais volontiers mon nabe (marmite ou ont bouilli des légumes de la viande et du poisson), ma soupe miso, du melon ainsi que divers poissons et croquettes, mais ne m’essaya pas a la gelée inidentifiable que l’on me mit sous le nez. A la fin du repas et à la suite d’un nouveau discours on m’enjoignit à me lever et avant que je puisse comprendre de quoi il retourne je me retrouvai debout devant l’assemblée à me présenter, les français, hawaïens, taïwanais et allemands me suivirent dans cette épreuve. Puis nous fûmes autorisés à retourner nous cacher. On nous annonça un jeu dans une demi heure et nous profitâmes de ce délai pour aller faire un tour dans les magasins de l’hôtel remplis de gadgets Ghibli et Kitty. Puis nous retournâmes dans la salle.
Une table avait était dressée avec divers alcools, boissons, sucreries et gâteaux apéritifs alors que nous venions de sortir de table et que nous étions pour la plupart incapable d’ingérer quoi que ce soit. Le premier jeu consista à essayer de faire tenir le plus possible de personnes sur une feuille de journal posée a terre, campus de Toyohashi contre campus de Nagoya, le campus de Nagoya gagna et les gagnants purent choisir des bibelots parmi une pile disposée sur une autre table. Puis vint un quizz auquel les chinois seuls comprirent quelque chose et enfin une course où deux personnes devaient faire tenir un ballon en équilibre entre elles deux en effectuant un parcours. A la fin de ces jeux je pu choisir un cadeau malgré le fait que je n’ai pas participé et je récupérai un cordon pour attacher mon portable ainsi qu’un badge pour Fabien. Lors de cette soirée je resta fidèle au Qoo mais Fabien, que le malheur s’abatte sur lui, lui préféra un alcool obscur qu’il regretta très vite, en pleurant et en me volant mon Qoo pour faire passer le gout de son abomination. Je retrouvai alors Kika et Ayumi dans ma chambre d’hôtel où elles sortirent à nouveau de la nourriture, petits gâteaux et biscuits goût takoyaki (encore du poulpe). Nous jouâmes a une sorte de dessiner c’est gagné en attendant que l’heure passe pour pouvoir profiter du onsen en toute tranquillité.
Dans la chambre d’hôtel nous avions à notre disposition en plus d’une télé, d’un gratte dos, de tout un attirail de massage, ainsi que divers produits de beauté, des Yukata, sorte de kimono léger s’apparentant à un peignoir, que nous prîmes pour nous rendre au onsen. Arrivée a l’étage des onsen nous entrâmes dans celui réservé aux femmes. La première pièce comportait une rangée de coiffeuses munies de miroirs et de sèche-cheveux où des femmes se coiffaient tandis qu’une personne de l’hôtel proposait des massages de pieds. En son centre étaient disposé des étagères où étaient posé des paniers, nous nous déshabillâmes et placèrent nos habits dans les paniers, puis plaquant la serviette que l’on nous avait remis a l’entrée sur notre buste nous passâmes les portes coulissantes menant aux bassins. Un grand bassin d’eau chaude muni d’une cascade occupait le centre de la pièce, un plus petit froid était près du sauna, quant aux deux murs ils étaient occupé par une série de petites douches placées à hauteur du sol, nous nous en approchâmes. Nous nous installâmes sur de petits sièges en plastique placés en face de chaque douchette et faisant couler l’eau nous nous lavâmes. Une multitude de savons, shampoings, soins et crèmes étant disponibles nous passâmes un bon moment à en essayer et c’est plus que propre que nous allâmes nous installer quelques minutes dans le sauna. Puis nous passâmes les portes coulissantes menant au Rotenburo (bassin extérieur). Bien au chaud dans l’eau, assises sur des rochers plat, nous pouvons à loisir regarder le vent souffler dans les arbres. Lorsque la vapeur nous monte à la tête nous nous asseyons sur des rochers en dehors de l’eau et le vent nous rafraichit. Ici aussi il y a une cascade qui nous masse au besoin. Mais la chaleur est oppressante et on ne reste que peu de temps dans l’eau. Nous nous essayons au bassin intérieur puis retournons dans la première salle afin de nous sécher et d’enfiler nos yukatas. Ma crainte de la nudité s’est vite dissipée, ici personne ne vous regarde, ici personne n’est gêné, il y a des jeunes comme des vieux et les complexes restent à la porte chassés par la vapeur. Quelques personnes se rafraîchissent auprès d’un ventilateur, Apres avoir enfilé mon Yukata je rejoins ma chambre où j’écris un mail à Fabien afin de nous rejoindre pour prendre des photos de nous en yukata. Malheureusement il dort déjà et je dois insister lourdement pour le tirer du lit et obtenir quelques clichés.

Je vais me coucher à mon tour et mets mon réveil afin d’être à l’heure au petit déjeuner du lendemain 6h30.
Apres avoir préparé mes affaires je descends à la salle de petit déjeuner, les garçons eux se sont levés a 5h afin de profiter une dernière fois du onsen. Le soleil se lève tôt et se couche tôt au Japon, ainsi il faisait jour quant ils se sont baigné. Le petit déjeuner consiste en un gigantesque buffet avec divers plats japonais et occidentaux. Fabien s’essaye à des sortes de têtards tandis que je me contente d’une omelette, de saucisses, de patates et d’un grand verre de jus d’orange. Je prends néanmoins une soupe miso à laquelle je n’ai pu résister. Pour information l’onsen était aussi muni de balances et nous avons tous pris du poids en ces quelques jours. Le petit déjeuner terminé nous rassemblons nos affaires et montons dans le bus.
Nous nous endormons à nouveau au son discontinu du monologue de la guide et quand nous nous réveillons c’est pour nous apercevoir que le bus s’est arrêté au bord de la route. On nous remet un ticket d’entrée pour un lieu inconnu et l’on nous dit d’être à 11h30 dans un autre lieu dont nous ne comprenons ni le nom ni la localisation et dont nous finissons par conclure qu’il s’agit du bus. De plus on nous répète avec entêtement “30 minutes 30 minutes” sans que l’on arrive à comprendre à quelle information cela se rattache. Les gens se dirigent vers une rue en pente et nous les suivons nous retrouvant dans le quartier des samouraïs. De petites ruelles pavées s’enchainent, chacune dotée de maisons traditionnelles plus charmantes les unes que les autres.

Certaines sont ouvertes au public et nous apercevons des armures de samouraïs bien lustrées. Une sorte de cours d’eau traverse le quartier et plutôt que de le détourner des ponts sont construits ça et là afin de pouvoir accéder aux magasins. Nous avons déjà observé cette façon de faire sur le quai de la gare en face de l’université, plutôt que de couper de gros arbres gênants, des trous ont été fait dans le toit afin de les laisser sortir.

Tout le monde semble savoir où il va et nous les suivons donc. Nous rencontrons Kika qui m’explique enfin que le billet est un billet d’entrée pour un jardin auquel nous devons nous rendre et qui se trouve à 30 minutes à pieds du quartier des samouraïs où ils nous ont déposés afin d’en avoir un aperçu. Nous apercevons enfin l’entrée du Jardin.
Le Korakuen est un magnifique jardin qui nous offre à nouveau, tout comme au temple Eiheiji, une sensation de bien être. Nous pouvons à notre gré emprunter de petits chemins ombragés qui débouchent sur de surprenants paysages, des points d’eau, des statues, de petites maisons ou des boutiques. Un héron se pose au bord d’un lac et un vieux monsieur japonais nous demande avec un sourire de quel pays nous venons tout en nous souhaitant la bienvenue.

La végétation est luxuriante et la faune aussi. Nous fuyons devant un bourdon gigantesque et admirons une grosse libellule d’un noir bleuté. Nous apercevons des étudiants chinois qui ont découverts un crabe et le photographie. Nous finissons par nous asseoir dans une sorte de belvédère auprès d’autres étudiants et l’heure désignée pour le retour approchant nous les suivons, ne pouvant compter sur notre propre sens de l’orientation. Loin de nous diriger vers le bus nous allons vers une maison traditionnelle qui s’avère avoir été préparée pour notre déjeuner. Nous nous déchaussons et nous installons sur les tatamis au sol devant de petites tables préparées à notre intention. Le repas est composé de riz, de soupe miso, de crevettes, tomates cerises, croquettes… du thé nous est servi durant le repas comme a l’accoutumé mais pour une fois il n’est pas amer et nous le savourons.
A la fin du repas nous rejoignons le bus qui s’est garé près d’une sortie du parc. Il s’élance à travers les montagnes qui ressemblent à autant de géants endormis tant leur formes adoucies par toute cette verdure semblent évoquer des silhouettes d’animaux fantastiques. Nous nous endormons et la guide débite, et débite, et débite…
Nous nous arrêtons a Shirakawa, un village où les maisons ont un toit de chaume et où les habitants vivent désormais exclusivement du tourisme. A notre arrivée on nous installe sur des bancs et nous prenons des photos de groupe, une par bus. Puis on nous remet des plans du village avec surligne le chemin de la visite que l’on nous conseille. Nous traversons un pont qui vibre étrangement pour une construction en béton et qui surplombe une rivière aux larges rives jonchés de cailloux.

Nous nous retrouvons alors dans le village et entrons dans le premier magasin qui se présente attiré par cette peluche que l’on aperçoit partout et qui semble être l’emblème du village. Cette peluche s’avère s’appeler Sarubobo et ne pouvant résister fabien et moi en achetons une (deux pour Fabien) et je passe les 5 minutes qui suivent à agiter le grelot qui orne sa tête. Puis nous nous mettons à marcher au hasard, Alexandre n’est pas avec nous, nous l’avons aperçu pour la dernière fois au bord de la rivière en train de sauter de cailloux en cailloux et nous n’apprendront que plus tard qu’il a fini par tomber à l’eau. Nous ignorons totalement la carte et ce n’est qu’une fois rejoins par Hitomi que nous daignons y jeter un œil et nous rendons compte, oh bonheur, que pour une fois nous ne nous sommes pas perdus. Comme quoi ne pas regarder les cartes peut s’avérer efficace. Nous décidons de suivre le trajet indiqué et sur le chemin tentons vainement de visiter une maison (dont l’entrée s’avère payante, ce que la guide avait précisé dans le bus mais que nous n’avions évidemment pas compris), nous admirons des carpes qui nous suivent dans le canal le long du chemin et rencontrons deux étudiants chinois en train d’acheter des tomates fraiches à une vieille dame. Ils nous en offrent et j’en accepte une avec joie. Elle est délicieuse, Fabien qui n’aime pas les tomates mais s’est senti obligé d’accepter se décompose au fur et a mesure qu’il la mange. Nous entamons alors la montée qui nous mènera au Shirakawa Viewpoint. La pente est raide et une fois arrivés au sommet nous nous rendons compte que l’heure du départ du bus est proche mais que nous ne pourrons jamais redescendre à temps, un étudiant chinois préviens alors un responsable par téléphone que nous prendrons la navette pour redescendre et que nous serons donc en retard. La navette ne partant pas de suite nous prenons le temps de visiter le magasin et de prendre des photos de la magnifique vue sur la vallée.

Puis nous montons dans la navette, qui frôle dangereusement les ravins dans sa descente, puis courrons au bus, nous confondant en excuses, sous les encouragements des autres étudiants.
Le bus repart et la guide est plus déchainée que jamais. Pour une fois je ne m’endors pas et l’entends nous compter l’histoire d’un barrage et des habitants de la vallée forcés de déménager… Je m’endors. Le bus s’arrête à une station service et le bus du campus de Nagoya nous quitte alors. Quant aux deux nôtres ils repartent de plus belle vers Toyohashi. Dans le bus on nous distribue des cartes de Bingo, un écran descend du plafond et la partie commence. Les numéros appelés s’affichent sur l’écran, Fabien finit par se rendre compte qu’il a une ligne depuis un moment déjà mais ne s’en ai pas aperçu, il choisit un paquet de frites dans les lots que nous mangeons de suite. Je finis aussi par gagner et choisis un magnet pour mon frigo, un marque page en forme de poisson et une saucisse au fromage (écœurant). Puis la guide n’ayant sûrement plus rien à dire ils mettent un film. L’histoire étant un petit garçon dont la mère vient de mourir et dont le Père lui dit que sa mère reviendra à la saison des pluies (printemps). Le fait est qu’à la saison des pluies la mère reviens vraiment, mais ne se rappelle plus de rien. Elle redonne courage et force au père et à l’enfant mais lorsque l’été reviens elle disparait. Au moment poignant du film où le petit garçon voit le soleil et se rends compte que la saison des pluies touche à sa fin, il se met à courir vers sa maison en appelant sa maman et là la guide éteins le film et se remets à parler puis elle daigne enfin le remettre mais coupera avant la fin pour nous dire que l’on approche de l’université et oubliera de le remettre. Le bus se gare dans le parking de la fac et les organisateurs nous “remercient pour nos efforts” selon la formule consacrée. Nous partons alors en direction de l’International House en imaginant les milles manières dont nous aurions pu faire définitivement taire la guide.
Une fois arrivés Fabien me rejoins et nous préparons des Hamburger. Au Japon les hamburgers ne désignent pas deux tranches de pains avec un steak, du fromage et diverses choses entre le tout, mais une sorte de steak composé d’un mélange de plusieurs viandes. Nous les préparons donc avec des nouilles soba mais il s’avère que les hamburger « bah c’est pas bon » et que les nouilles sont trop salées. Sur ce nous regardons les vidéos tournées durant le voyage ainsi que les photos. Nous finissons par nous rappeler que nous avons rendez-vous le lendemain avec les japonais qui nous avaient accueillis a l’aéroport (Takashi, Tomœ, Keiko et Shihoko) et que le responsable du service des relations internationales de l’université (Kamiya) nous a prévenu dans le car que nous devions nous rendre à la fac le lendemain chose qui n’était pas prévue. Nous prévenons donc Keiko de ce changement et retardons notre rendez-vous puis nous allons nous coucher. Découverte du jour dans mon placard : une couverture chauffante électrique.
Le lendemain nous nous rendons à l’université où Kamiya nous guide jusqu’à une salle de classe où nous rencontrons Nakazaki sensei (le suffixe sensei s’appliquant aux professeurs). C’est une femme très sympathique qui nous présente notre emploi du temps, nous donne une liste de livres à acheter et nous informe qu’auront lieu vendredi deux examens. Ces examens (nous avons mis du temps à le comprendre) ne sont pas obligatoires. Le premier sert à passer en niveau 1 ère année (mêmes cours que pour les étudiante japonais) et le deuxième en 2eme année, mais elle nous explique que la différence de niveau est telle que seuls les étudiants chinois peuvent espérer le passer. En ce qui nous concerne nous suivrons comme prévu les cours de japonais pour étrangers. Une fois cette petite réunion finie nous prenons le train pour rejoindre nos amis en ville.
Nous sommes tous affamés mais Alex étant resté à l’université pour régler les papiers pour son assistanat nous décidons d’aller faire des purikura en l’attendant. Sur le chemin je m’arrête dans un magasin de jeux videos et achète un logiciel pour DS de dictionnaire anglais-japonais qui me reviens moins cher qu’un dictionnaire électronique traditionnel et a en plus l’avantage de pouvoir reconnaître les kanji (caractères chinois) que l’on trace avec le stylet. Puis nous descendons dans la même salle d’arcade que la dernière fois et essayons de nouvelles machines à purikura. Notre choix se porte cette fois sur une machine disposant d’une estrade et d’une autre munie d’une barre. Alex nous rejoins pendant que nous dessinons allègrement sur nos clichés. Nous ressortons alors et nous rendons dans un restaurant d’udon pas cher. Je prends un menu avec un petit curry et un udon à l’œuf. Le repas terminé nous prenons le tram car les japonais veulent nous emmener à un petit château qui se trouve dans le parc de la ville. Arrivés sur place il s’avère que le château est en effet petit mais qu’il est en plus fermé pour la journée, nous admirons néanmoins la vue et nous extasions devant un oiseau qui butine avant de nous rendre compte que c’est un énorme papillon et de nous enfuir en courant. Nous découvrons alors une énorme sauterelle que Keiko placera dans les mains d’Alex puis nous quittons le parc et décidons de retourner en centre ville à pied en chantant en chemin les chansons que nous avions choisies au Karaoké.
Une fois en centre ville les japonais nous emmènent dans un bâtiment qui semble être une librairie, j’en profite pour m’acheter un agenda car mine de rien les cours commencent demain, puis nous nous dirigeons vers un étage dédié aux mangas et aux animes. Je m’essaie alors a un gashapon (machines où l’on mets une pièce et d’où tombe aléatoirement un gadget) et obtiens un porte clef Nana. Puis je décide de m’acheter un hologramme afin de protéger l’écran de mon portable. C’est aussi très pratique car ca empêche quiconque de regarder discrètement ce que vous écrivez. Nous nous rendons ensuite dans un café puis après un peu plus de shopping nous nous séparons.
Une fois rentrés à la fac nous nous rendons à la salle informatique où nous restons jusqu’à 21h et où je rédige le billet Karaoké et commence celui là avant de m’avouer vaincue et de n’en poster qu’une partie. Puis nous rentrons à l’International House. Pendant que bout l’eau pour nos ramen nous allumons la télé et tombons sur une émission des plus amusantes. Une équipe d’une vingtaine d’hommes doit refaire dans des proportions gigantesques des plats traditionnels japonais. Pour cette émission ils doivent faire une espèce de gelée puis la passer dans une espèce de tamis afin de créer des spaghettis de gelée. Cette gelée est faite à partir d’algues qu’il faut faire bouillir et dont l’eau d’ébullition une fois refroidie forme la gelée. Ils se retrouvent donc avec 90 kilos d’algues à laver puis à faire bouillir dans une espèce de citerne ce qui leur donne 180 L d’eau à faire refroidir dans un camion frigorifique. Ils tentent de le faire refroidir durant 24 heures mais ce n’est pas suffisant et lors du passage dans le tamis la gelée explose. Ils recommencent alors tout depuis le début et laisse cette fois refroidir une semaine. Ils se retrouvent en définitif avec des kilos de ces spaghettis de gelée qui ont l’air immonde. En tout cas ca nous a bien amusé et les émissions japonaises ont la particularité qu’ils sous-titrent ce que disent les gens comme si il s’était agit de dessins animés, en mettant des petits cœurs par exemple, ce qui permets de comprendre la majorité de ce qu’ils disent. Apres cela nous nous sommes couchés.
Ce matin nous nous sommes rendus à notre premier cours. Nos cours commencent tous les jours à 11h puis nous avons une pause d’1h à 12h30 pour manger et nous reprenons pour 1h30 de cours (sauf le jeudi où nous n’avons pas cours l’après-midi). Le reste de la journée est libre. Le cours d’aujourd’hui était la compréhension orale. Nous avons interviewé les autres élèves puis les avons présentés, nous avons fait quelques exercices de bases puis le professeur nous a montré la salle d’écoute où nous nous sommes installés pour faire quelques exercices à la fin du cours. Le niveau est étonnamment bas ce qui nous rassure, et la prof est très agréable. A la pause de midi nous sommes allé manger au restaurant universitaire (udon pour moi 200 Yen = 1 euro 50) puis nous sommes allé faire un tour au magasin du campus où nous avons trouvé des sandwichs à 128 Yen et avons donc décidé de venir là les jours suivants. A la fin des cours je me suis rendue à la salle informatique où je me suis mise a écrire et écrire et…
Il est maintenant 18h29, le fait que je n’ai pas encore internet dans l’appartement retarde les post, de plus le voyage m’a laisse une grande quantité de choses à raconter, mais désormais je devrais pouvoir faire des billets plus réguliers et plus courts. Pour le moment je vais rejoindre Fabien qui est parti en vélo avec Mat faire quelques courses. L’achat d’un vélo est a l’étude, en effet le prix d’un vélo correspond a 30 aller-retour au centre ville chiffre que nous atteindrons sans aucun doute et si nous en prenons un avec un porte bagage il servira a 2 personnes…. Nous nous renseignerons demain. La ligne internet a été demandée, son installation prends un mois a partir d’hier. Bientôt, wow.